Zoom sur les différents bras de suspension d’une voiture

Il est nécessaire de connaître les différents composants d’un véhicule afin de comprendre son fonctionnement et de veiller à sa maintenance. Connaître son auto, c’est être capable de réagir s’il y a un dysfonctionnement et ainsi assurer sa sécurité au volant. Dans une voiture, les bras de suspension relient le châssis de la voiture aux roues. Si vous voulez tout savoir sur le bras et le triangle de suspension, et ainsi faire la différence entre le type MacPherson, la suspension à pivot, à triangulation double, à essieu rigide ou déformable, vous êtes au bon endroit. Cette pièce, comme son nom l’indique, permet d’effectuer un mouvement vers le haut. Elle élève le véhicule. Grâce à la synergie avec les amortisseurs, le contact avec la route est optimal et permet une meilleure sécurité, ainsi qu’un plus grand contrôle de la conduite. Cependant, selon le modèle de la voiture, il en existe de différentes formes.

Quels sont les différents modèles de bras de suspension ? Voici un petit tour d’horizon de cette pièce peu connue, mais primordiale pour la tenue de route de votre voiture. 

Quels sont les différents types de bras de suspension pour une auto ?-1

Les bras de suspension MacPherson

Le modèle MacPherson est le plus ancien et le plus classique. Cependant, comme il existe depuis les années 40, il a été modernisé. Grâce à l’ajout d’un triangle, l’action de guidage est meilleure. Ce type de bras est très compact et léger. Toutefois, comme il prend de la place sur le plan vertical, il ne peut pas être situé sur l’essieu arrière, au risque de déborder sur la place du coffre.

C’est un système simple qui permet un guidage et une autonomie des roues grâce à :

  • un bras de suspension unique ;
  • une barre antiroulis qui offre la stabilité. 

Il convient bien aux véhicules de traction, comme les berlines, ou à une voiture à propulsion plus puissante, et notamment à une citadine.

Les triangles de suspension

L’une des modifications du système basique MacPherson est l’ajout d’un triangle inférieur, qui prend la place de la barre antiroulis. 

Les suspensions triangulaires simples

Le bras de suspension assure la liaison entre le châssis de la voiture et le moyeu de la roue. Il se situe au niveau des trains arrière et avant de la voiture. Le triangle de suspension est un modèle spécifique de bras de suspension. Il est doté de deux points de fixation, qui lui donnent une forme de triangle. 

Les suspensions à double triangulation

Ce modèle comporte deux triangles : un inférieur et un supérieur. Le ressort-amortisseur est fixé généralement au triangle inférieur. On y retrouve :

  • deux points d’attache aux portes-fusées, par des rotules au niveau du châssis ;
  • un point d’attache du côté du moyeu.

Ce type de bras de suspension permet une plus grande solidité et un guidage des roues optimal. Comme il est possible d’ajuster l’ancrage des différentes pièces du système, il y a une meilleure motricité. Ainsi, c’est celui qu’on retrouve dans les voitures sportives, notamment pour les compétitions. 

Plus optimisé que le système MacPherson basique, il reste toutefois plus encombrant.

La suspension MacPherson à pivot indépendant

Ce type de suspension a la particularité de voir un pivot ajouté entre le porte-moyeu et la jambe de force. Cette transformation optimise la conduite et permet une plus grande précision.

Ces modèles conviennent tout particulièrement aux voitures sportives.

La suspension multibras

Le modèle multibras a plusieurs caractéristiques spécifiques, car il :

  • permet des niveaux d’indépendance de roue différents ;
  • améliore le guidage et les performances du véhicule ;
  • gère tous les déplacements, sauf le déplacement vertical pris en charge par l’amortisseur.

La suspension est dite « multibras » puisqu’il est composé de 5 bras, ce qui permet cette flexibilité. Le cinquième bras, ou « bras tiré », permet de maintenir l’arrière de la voiture et de le stabiliser lors du freinage.

En revanche, ce système est plus complexe et beaucoup plus imposant qu’une suspension triangulaire simple. Cette spécificité fait qu’il est généralement utilisé dans des modèles de berline, et rarement dans des voitures compactes.

L’essieu arrière de torsion

Cet essieu dit aussi « déformable » est une suspension semi-indépendante. C’est une barre qui est fixée au « bras tiré » et au châssis. Par l’action de la chaleur, cette dernière peut se tordre. On peut noter au moins deux spécificités.

  1. Sur un même essieu, une barre transversale fait la jonction entre les roues. 
  2. La barre transversale en acier qui relie les roues d’un essieu peut se tordre, ce qui donne à chaque roue une certaine autonomie. 

Ces deux composantes permettent plusieurs avantages, car l’essieu de torsion est :

  • peu encombrant ;
  • léger ;
  • moins cher. 

Il est aussi vu comme moins performant que les suspensions multibras, parfois à tort, car il offre de bonnes performances sur certains modèles. Toutefois, le système MacPherson est souvent préféré pour ses meilleures performances.

Quels sont les différents types de bras de suspension pour une auto ?-2

L’essieu arrière rigide ou pont rigide

Cette suspension en particulier est non indépendante et se retrouve sur l’essieu moteur. À l’inverse de l’essieu de torsion qui permet une autonomie des roues, celui-ci entraîne un mouvement dépendant des roues, puisque :

  • les roues sont reliées entre elles par une barre transversale de guidage rigide ;
  • la puissance est distribuée aux deux roues de manière homogène. 

Ce système est toutefois ancien, et il ne se retrouve par exemple que très rarement sur certains modèles de 4×4. 

L’essieu semi-rigide en H

Avec l’essieu semi-rigide en H, on retrouve le même système de barre latérale que sur l’essieu rigide, sauf que dans ce cas précis, celle-ci est souple. Les moteurs sont donc moins dépendants. Cette particularité fait qu’on ne le retrouve que sur certains véhicules spécifiques, et notamment sur les voitures à traction avant. 

La suspension adaptative

Comme son nom l’indique, cette suspension s’adapte à la route empruntée ou à la conduite de l’automobiliste. Ce sont des suspensions ordinaires, mais dont l’amortisseur va être capable de moduler son amortissement. Pour cela, il existe deux technologies différentes, on peut faire en sorte :

  • que le laminage de l’huile par vanne soit régulé ;
  • que la viscosité de l’huile soit modifiée grâce à l’action de particules magnétiques. 

La suspension active

La suspension active s’adapte grâce à un apport d’énergie qui peut être amené par :

  • une pompe à huile ;
  • un compresseur d’air.

Celui-ci exerce un maintien continu horizontal, et ce, dans toutes les conditions :

  • chargement du véhicule ;
  • phase d’évolution de la voiture ;
  • accélération ou freinage ; 
  • courbe ;
  • etc. 

La suspension active a comme avantage par ailleurs de pouvoir régler la hauteur du véhicule. Autrement dit, il s’agit d’une suspension adaptative optimale, que l’on retrouve sur des voitures reconnues pour leur puissance.

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